Le 86ème de ligne

 

Au Puy était cantonné un régiment, le 86ème de ligne devenu par la suite 86ème Régiment d’Infanterie.

 

L’histoire de ce régiment crée en 1874  a connu  au fil des évènements historiques  par alternance des périodes de dissolutions et de recréation.

 

En 1914, le 86ème constitué de 3 bataillons  fait partie de la 49ème brigade d’infanterie,  25ème division d’infanterie d’aout 1914 à juin 1915, 13ème corps d’armée, puis à la 120ème division d’infanterie jusqu’en novembre 1918.

Le régiment s’illustre dans nombreuses batailles (Baccarat, Somme, Verdun) et reçoit deux citations à l’ordre de l’armée et une citation à l’ordre du corps d’armée. 

 

La première dissolution a eu lieu au lendemain de la grande guerre en 1918.

 

L’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne nazie en 1939  conduit à la recréation du régiment jusqu’en 1940 où la défaite de Sedan conduit à la capitulation de l’armée française.

 

En Aout 1944, la ville du Puy est libérée et le régiment est recrée, il va rester stationné au Puy jusqu'en 1947 pour ensuite ne perdurer que sous la forme d'une compagnie à Issoire avant d'être définitivement dissous en 1964/1965.

 

Plusieurs casernes étaient implantées au cœur de la ville, la première et plus connue est la caserne Romeuf du nom de deux généraux qui s’illustrèrent sous Napoléon. 

 

 

LA CASERNE ROMEUF

 

Elle perdure la mémoire des frères Romeuf  compagnons d’armes du Général Lafayette puis héros de l’Empire :

 

Jean Louis Romeuf était un général de brigade de Napoléon ; il est né à Lavoûte-Chilhac le 27 septembre 1766, décédé à la Bataille de la Moskowa le 7 septembre 1812.

Aide de camp de La Fayette en 1789, il fut envoyé à Varennes pour ramener à Paris le roi Louis XVI. Pris avec La Fayette par les Autrichiens en août 1792, il séjourne à Londres (1793). Rentré en France, il participe aux campagnes d'Egypte et aux grandes affaires d'Allemagne. Il a deux chevaux tués sous lui à la Bataille de Wagram. Baron de l'Empire (3 mai 1810), général de brigade (1811), il meurt emporté par un boulet à la bataille de la Moskowa.

 

Jacques Alexandre Romeuf, né à Lavoûte-Chilhac (Haute-Loire) le 19 novembre 1772, décédé à Paris le 26 avril 1845

La Fayette place Jacques Alexandre Romeuf, âgé de dix-sept ans comme aide de camp à la garde nationale. En 1791, il est promu lieutenant. Il est pris par les Autrichiens avec La Fayette en août 1792. En 1793, avec son frère Jean-Louis, il est à Londres.

Sous la Directoire, De retour en France en 1797, il reprit son service dans l'armée. Aide de camp du lieutenant-général Dumas (le père d'Alexandre), adjudant-général en 1810, il devient général de brigade sur le champ de bataille de la Moskowa (1812) tandis qu'un boulet emporte son frère Jean-Louis.

Rallié à la Restauration, il commande successivement les bataillons de la Haute-Loire, de la Loire, du Rhône, de l'Allier et de la Côte- d'Or.

 

 

La caserne a été édifiée de 1874 à 1882 sur les terrains de l'ancienne caserne St Laurent et du clos de Fargette appartenant à la ville du Puy.
Les trois bâtiments accueillaient trois bataillons, jusqu'à près de 1000 hommes par bâtiment ! Le régiment était fort de 3600 hommes.

Jusqu'en 1914, les régiments territoriaux recrutaient dans le département.

 

Après la victoire de 1918 et la dissolution du régiment, la caserne a été occupée de manière épisodique notamment de 1928 à 1939 par un peloton de gardes mobiles. 

 

Durant la seconde guerre mondiale, le 5/12/1942, s’installe dans la caserne Romeuf le premier contingent de troupes d’occupation. Progressivement, elles auront sensiblement la valeur d’un régiment et leur casernement s’étendra à l’institut agricole de Vals et à l’usine Alirol à St Marcel.

Le 18/08/1944 est le début des combats pour la libération du Puy, les FFI au travers du groupe Lafayette prennent position face à la caserne Romeuf où se trouvent les derniers éléments de l’unité d’occupation. Le 19/08/1944,  les allemands se rendent, les FFI investissent la caserne Romeuf. Le Puy est libéré.

 

Puis de 1946 à 1957, la caserne a été occupée simultanément par la gendarmerie nationale,  la garde mobile, les services dépendant de la subdivision de Saint Etienne et les services des pensions.

 

En 1958, l’un des trois bâtiments de la caserne est détruit pour faire place à la gendarmerie actuelle.

 

Aujourd’hui seule la délégation militaire départementale occupe les lieux.   

   

 

 

LA CASERNE MOUTON DUVERNET

 

Du nom du général d’empire Régis Barthélemy Mouton-Duvernet, né le 3 mai 1770 au Puy-en-Velay et mort le 27 juillet 1816 à Lyon.

Engagé volontaire en 1785, il sert d'abord aux colonies, notamment en Guadeloupe. Il s'engagea à 19 ans dans le régiment de la Guadeloupe et était capitaine adjudant-major au siège de Toulon.

Il participe ensuite à toutes les guerres de la Révolution et de l'Empire. Il fit ensuite les campagnes d'Italie et se distingua surtout à Arcole. Envoyé comme colonel en Espagne, en 1806, il en revint général de division et fit les campagnes de 1813 et de 1814.

Il est fait prisonnier lors de la capitulation de Dresde, en 1813.

Gouverneur militaire de Valence lors de la première Restauration, il se rallie à Napoléon lors des Cent-Jours. Nommé, pendant les Cent-Jours, membre de la Chambre des représentants comme député de la Haute-Loire, il s'oppose au retour des Bourbons, même après Waterloo. Il est nommé gouverneur de Lyon le 2 juillet 1815.

L'ordonnance du 24 juillet 1815 en fait un traître au roi, passible du conseil de guerre. Il se cache alors pendant près d'un an chez un ami royaliste, Monsieur de Meaux, puis, pensant les esprits apaisés, réapparait et se constitue prisonnier. Le conseil de guerre le condamne à mort le 15 juillet 1816. Sa femme essaie en vain d'obtenir sa grâce auprès du roi, mais il est fusillé le 27 juillet, chemin des Étroits, à Lyon.

Après sa mort, sa famille lui élève un monument au cimetière de Loyasse, à Lyon.

Il apparaît en 20e position du titre II sur le testament de l'Empereur, qui lègue 100 000 francs à ses enfants.

Édouard Herriot, maire de Lyon de 1905 à 1957, peu complaisant à l'égard des tribunaux militaires, fait donner le nom de Mouton-Duvernet à la rue qui abritait le tribunal militaire de Lyon.

À Paris, une rue et une station de métro portent son nom.

 

La caserne était située à l’emplacement de l’actuel centre Pierre Cardinal.

 

 

 

LA CASERNE DE L’ANCIEN SEMINAIRE.

 

Cette caserne se trouvait dans les bâtiments de l’actuel ancien séminaire.

 

 

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